Alors que la Chambre des communes reprend son calendrier de séances à l’automne, la CAR renouvelle ses efforts de défense des intérêts afin de veiller à ce que son message soit entendu avant le prochain budget fédéral.
La Journée sur la Colline de cette année est prévue pour le mardi 20 octobre. Le Conseil d’administration de la CAR rencontrera des représentants fédéraux pour partager des messages clés sur l’état de la radiologie et de la santé des patients au Canada, ainsi que leurs répercussions sur la population canadienne, notamment en ce qui concerne l’économie nationale et la santé de la main-d’œuvre.
Le message principal au gouvernement fédéral est que l’investissement dans l’imagerie diagnostique peut avoir un effet direct et positif sur la productivité de la main-d’œuvre canadienne, la souveraineté économique et le redressement budgétaire. Au cours des dernières années, le Canada a perdu 64 milliards de dollars en PIB potentiel et 6 milliards de dollars en recettes fiscales en raison des temps d’attente en imagerie diagnostique. Près de 2 millions de Canadiens en âge de travailler perdent des heures et des salaires en attendant les examens d’imagerie dont ils ont besoin.
La CAR a préparé une approche à quatre leviers pour le gouvernement fédéral afin de réduire les retards en matière d’examens et de récupérer la productivité perdue.
Renouvellement de l’équipement et infrastructure
On ne peut pas faire fonctionner un équipement du 21e siècle avec du matériel du 20e siècle.
La plupart des équipements d’imagerie du Canada sont désuets ou nécessitent depuis longtemps des mises à niveau ou un remplacement. De plus, les établissements hospitaliers doivent effectuer des préparatifs et rénover des salles pour accueillir les nouveaux équipements.
La solution de la CAR : un investissement fédéral de 2 milliards de dollars sur trois ans par l’entremise du Fonds pour les infrastructures de santé afin de couvrir les coûts liés au nouvel équipement d’imagerie et à la préparation des sites.
Augmenter les ressources humaines de la santé (RHS)
Les nouveaux appareils ne s’utilisent pas seuls.
Même avec un investissement dans un nouvel équipement d’imagerie, il faut du personnel qualifié pour le faire fonctionner. Il existe actuellement un écart croissant depuis 20 ans entre le volume d’examens demandés et la capacité totale de la main-d’œuvre à répondre à la demande : le volume de TDM a augmenté de 85,4 % et les demandes d’IRM de 131,7 %, alors que le nombre de technologues en radiation médicale (TRM) n’a augmenté que de 32,1 %, les postes vacants laissant de nombreux appareils inutilisés les soirs et les fins de semaine.
La solution de la CAR : que Santé Canada investisse 5 millions de dollars sur cinq ans dans un cadre complet de RHS axé sur la maintien en poste, la modélisation de la charge de travail et les évaluations de préparation à la pratique (ÉPP).
Aide à la décision clinique (ADC)
Éliminer le gaspillage systémique en travaillant plus intelligemment.
Les demandes d’examen à faible valeur ajoutée font artificiellement augmenter les listes d’attente pour les patients urgents en oncologie, en traumatologie et en cas d’AVC. Le projet de loi S-5, actuellement à sa deuxième lecture à la Chambre des communes, fournit le cadre, tandis que l’ADC apporte l’utilité au point de service. Cette efficacité numérique vise à libérer des milliers de créneaux d’examen sans acheter le moindre nouvel appareil.
La solution de la CAR : une allocation de 50 millions de dollars sur cinq ans pour intégrer les lignes directrices canadiennes relatives aux demandes d’examen d’imagerie dans les réseaux provinciaux de dossiers médicaux électroniques.
Réseau de validation de l’IA en santé (HAIVN) : infrastructure d’IA dirigée par les cliniciens
L’utilisation d’une technologie d’IA validée après sa mise en marché par des cliniciens élimine toute spéculation sur son efficacité et sa précision.
Une IA non validée entraîne une dérive des algorithmes, des biais démographiques et une multiplication des coûts administratifs dans les 13 régions sanitaires du Canada.
La solution de la CAR : diriger un investissement de 50 millions de dollars sur cinq ans provenant du Programme des missions en IA de 200 millions de dollars d’ISDE afin de rendre le HAIVN opérationnel.