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Une nouvelle étude cartographie l’essor de la recherche sur le développement durable

Deux ardents défenseurs de la recherche sur le développement durable en radiologie ont publié les résultats de leur étude examinant l’évolution du domaine de recherche, les secteurs où les données probantes sont les plus solides et ceux où des lacunes subsistent.

Environmental Sustainability in Radiology: A Global Bibliometric Analysis of Growth, Structure, and Emerging Research Priorities a récemment été publié dans le Journal de la CAR (CARJ) et a été rédigé par la Dre Marliza O’Dwyer, rédactrice en formation de la Faculty of Radiologists, en Irlande, et la Dre Kate Hanneman, coprésidente du Groupe de travail sur le développement durable de la CAR et chef de file dans l’étude de l’impact de la radiologie sur l’environnement.

« La radiologie a une empreinte environnementale considérable, notamment en ce qui concerne la consommation d’énergie, les équipements, l’infrastructure numérique, les agents de contraste, les fournitures et les déchets », a déclaré Dre O’Dwyer. « En même temps, l’imagerie joue un rôle important dans la compréhension des effets sur la santé des expositions environnementales liées aux changements climatiques et dans la réponse à ces effets. Cette étude nous a donné l’occasion de cartographier l’évolution du développement durable en radiologie à l’échelle mondiale et de déterminer où les recherches futures auront le plus grand impact. »

L’étude a été menée sous forme d’analyse bibliométrique, une approche quantitative permettant d’évaluer les tendances dans la littérature scientifique publiée, qui mesure la production de publications, les citations, les auteurs, les revues, les pays, les établissements et les réseaux de collaboration afin de comprendre comment un domaine de recherche se développe.

L’analyse a porté sur 535 publications relatives au développement durable en radiologie, en examinant la croissance des publications, les tendances en matière de citations, les types de publications, les revues, les pays, les établissements, les réseaux de collaboration, les thèmes de recherche et la maturité globale de la base de données probantes.

Figure 1

Les publications ont été classées en trois domaines non mutuellement exclusifs : l’atténuation, l’adaptation et la résilience. L’atténuation regroupait les travaux axés sur la réduction de l’impact de la radiologie sur l’environnement de la radiologie, notamment la consommation d’énergie, les émissions, les déchets, la gestion responsable des agents de contraste et l’optimisation du processus du travail. L’adaptation comprenait les études utilisant l’imagerie pour comprendre les expositions environnementales liées aux changements climatiques et y répondre, comme la pollution atmosphérique et la chaleur. La résilience englobait les travaux portant sur le maintien des services de radiologie lors de perturbations liées aux changements climatiques, notamment les infrastructures, les chaînes d’approvisionnement, les systèmes de données et la durabilité des effectifs. La recherche sur l’atténuation représentait la plus grande proportion des publications et s’oriente de plus en plus vers des travaux fondés sur les données et axés sur la mise en œuvre. Toutefois, une grande partie de la littérature sur l’atténuation demeure conceptuelle, axée sur les politiques ou fondée sur des revues de la littérature et des commentaires, ce qui souligne la nécessité de mener davantage d’études empiriques, d’établir des indicateurs normalisés et de conduire des recherches sur la mise en œuvre.

« En classant les publications dans les catégories atténuation, adaptation et résilience, nous pouvons constater que le développement durable en radiologie ne constitue pas un seul et unique courant de recherche », a déclaré la Dre Hanneman. « Elle englobe la réduction de notre propre impact sur l’environnement, la compréhension des effets sur la santé liés au climat et la préparation des systèmes d’imagerie aux perturbations. »

L’étude a révélé une croissance rapide de la recherche liée à la durabilité, particulièrement après 2019; plus de la moitié des publications analysées ont été publiées en 2024 et 2025 seulement, ce qui témoigne d’un élan récent considérable dans le domaine de la recherche du développement durable en radiologie.

La Dre O’Dwyer a souligné qu’il subsiste une sous-représentation substantielle de la résilience, étant donné que le nombre de publications examinant la manière dont les services de radiologie peuvent se préparer aux perturbations liées aux changements climatiques et y répondre demeure actuellement limité, notamment en ce qui concerne la continuité des services, la préparation des infrastructures, les défis liés aux chaînes d’approvisionnement, l’évolution de la demande en imagerie et les pressions sur les effectifs.

Dans l’ensemble, les résultats démontrent un fort élan international en faveur du développement durable en radiologie et soulignent la nécessité de mener davantage de recherches axées sur la mise en œuvre, d’établir des indicateurs de durabilité normalisés, de favoriser une collaboration mondiale plus large et d’accorder une plus grande attention à la résilience des systèmes de santé.

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